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Un nouveau Le Forestier à paraître

Maxime Le Forestier. « Paraître ou ne pas être » (Polydor)

Maxime Le Forestier, sans esbroufe. Photo Magda LATES

Maxime Le Forestier, sans esbroufe. Photo Magda LATES

A l’instar de Francis Cabrel, Maxime Le Forestier compte parmi les chanteurs français dont les mélodies et la voix nous collent des frissons. C’est toujours vrai à la sortie de son dernier disque, « Paraître ou ne pas être », avec des titres simples et beaux comme « Les Filles amoureuses ». Une chanson souriante comme elles, entre accords country à la guitare et celtiques au violon.

Cet album, c’est le journal intime d’un homme à l'automne de sa vie qui se raconte depuis la naissance jusqu’à la « Date limite » ; s’étonne du mal que l’on fait à la Terre (« Ça déborde ») ; se souvient de sa joie d’être un piéton « Avec une guitare » sur le dos ; se désole du climat politique en France, « La Vieille dame » ; taille un costard « au plus grand connard que la Terre ait porté ». Sans dire qui, chacun reconnaîtra le sien.

Maxime Le Forestier va à l’essentiel en prenant soin de bien s’entourer. Son fils, Arthur, joue de la guitare sur la quasi-totalité des morceaux, le jazzman Baptiste Trotignon du piano sur le très cubain « Paraître », Fiona Monbet du violon pour « Les Filles amoureuses ». Le compagnon de route Manu Galvin tient quant à lui la maison Le Forestier avec des manches de tous types en main : acoustiques, à douze cordes, électriques et Dobro. Julien Clerc est de passage, à la composition de « Dernier Soleil ».

L’esbroufe n’a pas sa place dans « Paraître ou ne pas être ». Pas d’arrangements orgueilleux, pas de grands gestes orchestraux… pas trop de paraître. Au final, cela donne dix chansons serrées en trente minutes. Maxime Le Forestier confie que c'est plus difficile à chaque album : « Nous nous sommes beaucoup téléphoné sur ce thème, Alain Souchon et moi. La peur des redites, des rimes souvent employées, le fait que la barre est haute… », mais allègrement franchie. C’est du moins notre avis.