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Le vrai clip de Julia, enfin, en exclu sur le Parisien

C'est une exclusivité du Parisien.fr ce mardi matin : le nouveau clip d'Archimède : Julia.

Avec ce texte, qui annonce du tout bon pour la suite :

« Archimède continue à pousser. Un premier album révélation. Un deuxième confirmation. Un  troisième consécration? C'est tout le mal que l'on souhaite à ce duo de Laval que l'on suit de près depuis 5 ans. Un tandem de frangin. Les Boisnard, Nicolas et Frederic. Le premier écrit et chante. Le second joue de la guitare et compose. 
En trois disques, Archimède est parvenu à croiser avec malice l'ironie de Dutronc et l'arrogance d'Oasis, le verbe haut en français et les mélodies généreuses à l'anglaise. 

Et le duo continue de construire ce pont au-dessus de la Manche dans son nouvel album “Arcadie”. Vous avez dit “Arcadie”? “L'Arcadie, c'est le paradis terrestre, mais c'est aussi le paradis perdu, explique Nico, l'un des deux Archimède. Ça désigne à la fois le pays du bonheur et l'âge d'or révolu. C'est un mot ambivalent, à double fond. Il résume parfaitement notre album parce que notre optimisme solaire ne va pas sans une conscience tragique.”

Alors en Arcadie, on pleure, on crie, on rit. Difficile de ne pas être touché par “Le Grand Jour”, sublime final sur les enfants hospitalisés. Impossible de ne pas se révolter à l'écoute du grinçant “Toi qui peines au bureau”, lettre des ronds de cuir adressée aux besogneux. Et on ne lasse pas non plus du savoureux “Ça fly away”, hilarante charge contre les franchouillards qui composent en anglais. 

Archimède lui chante en français et peut en être fier. En attendant ce troisième album qui sortira le 16 juin, nous vous proposons de découvrir en avant-première le clip du nouveau single du groupe intitulé “Julia” ».

La dernière œuvre de Grau-Garriga

La Porte de la Paix de Josep Grau-Garriga dans l’église
de Saint-Mathurin-sur-Loire, détail.

En 1992, le peintre catalan Josep Grau-Garriga s’installe en Anjou, à Saint-Mathurin-sur-Loire. Il a derrière lui une enfance espagnole marquée par la Guerre civile. Il fut un petit berger qui parcourait la campagne un crayon à la main, avant de devenir un artiste à la réputation internationale, maître dans l’art de la tapisserie.

En 2007, sa ville d’adoption lui commande des vitraux pour son église. Mais les Monuments Historiques s’y opposent. Le projet évolue et se transforme en Porte de la Paix. Cette œuvre testamentaire est la synthèse des talents de l’artiste, où le verre se fait tissu en un patchwork monumental.

Josep Grau-Garriga dans son atelier de Saint-Mathurin-sur-Loire.

Josep Grau-Garriga dans son atelier
de Saint-Mathurin-sur-Loire.

Josep Grau-Garriga est mort le 29 août 2011 à Saint-Mathurin-sur-Loire. Sur la Loire, il avait écrit ceci : « Ce qui m’a intéressé, c’est un climat que j’ai toujours ressenti, dans cette région, qui est intemporel. Il y a un calme et un bonheur qui m’ont intéressé pour travailler. Et c’est en étant ici que j’ai découvert la valeur de la Loire. La lumière bien sûr m’intéressait. C’est aussi cette quotidienneté, le fait qu’elle soit vivante. Il y a quelque chose d’indéfinissable. »

Des poupées d’Amérique

Ces poupées sont nées dans le désert Mojave en Californie des mains d’un couple d’Americains, Calvin et Ruby Black. Ils les ont conçues juste pour eux et quelques poignées de touristes attirés par la fantaisie de ces artistes du dimanche dignes du Vendéen Gaston Chaissac qui nous est cher. Monsieur Black concevait des systèmes mécaniques pour animer les marionnettes que madame habillait. Monsieur prenait aussi une voix de crécelle pour le besoin de délicieux petits films mettant en situation son petit monde composé d’une centaine d’habitants. Les plus beaux représentants de cette petite communauté ont élus domicile à Paris dans une école abandonnée de Saint-Germain-des-Près avec des centaines d’autres œuvres d’artistes du monde entier qui n’ont ou n’avaient pas d’autre prétention que celle de créer. Ça s’appelle The Museum of Everything et ça dure jusqu’au 24 février.

En attendant d'applaudir Christine

Ce n’est pas pour me vanter, mais j’ai connu Christine Berrou à ses débuts comiques, alors qu’elle embrassait une carrière de journaliste dans un journal en terre vendéenne. Voir aujourd’hui qu’elle fait se gondoler des salles de spectacle ne m’étonne qu’à peine. Je connais des témoins de mémorables poilades, la demoiselle excellant dans l’art du pince-sans-rire désopilant.

Désormais, c’est au quotidien qu’elle provoque chez moi un sourire, à la lecture de ses tweets qui comptent parmi ceux que je préfère. Il faut lire ses variations promotionnelles rassemblées 

sur son blog

 et autres traits d’esprit tout plein de candeur.

Vue de trop rares fois à la télé, jamais sur les planches, je guette un passage en tournée près d’Angers ou une escapade à Paris un jeudi soir pour découvrir son spectacle au Théâtre BO Saint-Martin.

Les bricolages électriques de Flop

A La belle saison, le presbytère de Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance en Anjou a fermé ses volets pour accueillir en ses murs centenaires les bricolages électriques de Flop. Chaque installation est un petit miracle poétique et ludique. L’ampoule, le réveille-matin, les coquelicots, le fantôme de fillette se balançant prennent vie dans le cliquetis de la mécanique qui les anime.

10% des habitants sur les murs

Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance compte 754 habitants au dernier recensement. A La belle saison (du nom de la manifestation culturelle qui fait la part belle au cinéma et à l’image), plus de 10% sont collés sur les murs des maisons, photographiés par le groupe artistique Alice. Le résultat est enchanteur, où l’on voit de beaux visages enfantins, adultes ou vieillissants, toujours radieux.

C’est aussi la revanche des murs lisses des maisons du lotissement sur les murs centenaires du presbytère. Les premiers font de formidables cimaises et enchantent la promenade du dimanche au milieu des pavillons.

Solange se nomme Ina Mihalache

L’étrange Solange, décoiffante et décoiffée réalisatrice de vidéos lunaires sur internet et lectrice de tweets sur France Inter, a droit à son portrait en der du Libé de ce mardi. On y apprend que la jeune femme de 27 ans à l’allure adolescente se nomme Ina Mihalache, qu’elle est née au Québec, qu’à dix ans, elle a décidé de perdre son accent (je peux le comprendre !) pour parler un français parfait à 14.

Depuis huit anselle vit en France. Elle en est un peu revenue. «A Paris, on reçoit l’agressivité des gens. C’est un peu un cliché mais, quand je reviens au Québec, je suis émue aux larmes du sourire d’une secrétaire, d’entendre les gens dans les cafés, dans les magasins. Ici, c’est anormal d’être gentil», dit-elle.

Un extrait du portrait signé Isabelle Hanne :

“Dans ses interventions sur France Inter, elle s’amuse de l’absurdité de Twitter et de ses flux infinis qu’elle juge «très poétiques : c’est comme si quelqu’un parlait sans arrêt, depuis toujours et pour toujours».«Ça énerve un tiers des gens : c’est la marque des grands ! sourit Joël Ronez, le directeur des nouveaux médias à Radio France qui l’a mise à l’antenne. C’est une artiste totale : auteure, interprète, monteuse, réalisatrice… Elle fait un truc très contemporain, qui n’appartient qu’à elle, et qui sonne comme une pépite old school, intemporelle.» Complètement dans l’air et hors du temps.”

Et un tweet de @SolangeTeParle :

«Parfois tu te sens comme une balle de golf qui vient de tomber dans son trou, et tu soupires de contentement».