Articles dans Jeux
Letterpress, plus rigolo qu'un Scrabble
Photo 21-11-12 14 18 07.jpg

Un petit génie américain, ancien d’Apple puis de Twitter, a agité ses méninges et vient de créer un jeu de lettres sur iPhone qui renouvelle le genre. Letterpress s’avère bien plus rigolo qu’un Scrabble, plus rapide et stratégique aussi.

Soit un pavé de 25 lettres offrant la possibilité de composer tous les mots possibles de plus de deux lettres. Une lettre posée pour la première fois passe dans la couleur du joueur. En les reprenant, l’adversaire engrange des points, comme pour les lettres blanches. Entourer une lettre par sa couleur la neutralise : elle peut servir à faire des mots mais ne rapporte que dalle.

Seule difficulté, et pas des moindres, Letterpress se joue en anglais. Ça corse un peu l’affaire face à un adversaire anglophone. Mais entre Français, c’est excellent pour réviser son vocabulaire.

Je n'ai jamais su jouer aux échecs

C’est l’un de mes très grands regrets : je n’ai jamais su jouer aux échecs. Alors quand je lis cette page dans M Le magazine du Monde, je suis plein d’admiration pour ce gamin arrivé sans le sou en France, et qui, grâce à l’enseignement de son père, est devenu champion de France. Au paragraphe Brillant, on lit ceci :

“Ce garçon de 12 ans a appris le français en quatre mois, achevé son CE2 avec 20 de moyenne en orthographe et sauté le CM1.”

Rappelons que Fahim est arrivé clandestinement du Bangladesh et que les échecs lui ont fait gagner les papiers qui manquaient à lui et son père pour rester en France.

Quant à moi, ce n’est pas faute d’avoir tenté de m’y mettre. Je me souviens de ces mois quand, adolescent, j’avais demandé pour un anniversaire, un plateau et des pièces en bois somptueux. Un épais livre de parties en main, je reproduisais les plus grands matchs jamais joués. J’étais fasciné par les noms donnés aux coups. Un seul m’est resté en mémoire : celui du berger, que je ne saurais reproduire. C’est peu.

Il me revient que cette lubie passagère était née après la lecture du “Joueur d’échecs” de Stefan Zweig. Un choc. Il faut que je remette la main sur cette histoire d’un prisonnier des nazis qui se jouait mentalement des parties. Une incursion dans Wikipédia me rafraîchit la mémoire :

“Un jour, alors que M. B. attend son interrogatoire dans une antichambre, il aperçoit, dans une veste pendue à une patère, un livre. Merveille des merveilles à ses yeux, il doit s’en emparer pour vaincre la solitude et la folie qui le guette. « Vole-le ! », s’ordonne-t-il. À l’aide d’un stratagème risqué, il y parvint et, de retour dans sa cellule, il s’aperçoit dépité qu’il s’agit d’un livre d’échecs. Lui qui rêvait de la prose de Goethe ou d’une épopée d’Homère, il enrage devant des formules incompréhensibles, suites de « a1, c4, h2… » dont il ne saisit le sens. Mais il finit par comprendre ces codes : ils correspondent à la position des pièces sur un échiquier, et le livre est un recueil des plus grandes parties disputées par des maîtres internationaux. Après avoir essayé de se procurer un échiquier physique avec des boulettes de mie de pain, il renonce presque mais s’obstine, apprenant par cœur quelques parties…”

Voilà donc ce qu’il me reste des échecs, des tranches de vies par procuration. C’est déjà ça, direz-vous.

Chiper la planche à roulettes

Encore quatre ans au moins à attendre. Que Clément ait neuf ans pour lui offrir un skate. Et lui chiper, comme je l’ai fait avec celui d’Hugo ce week-end. Une petite merveille sur des roues bleues acidulées et souples qui procure de belles sensations de glisse (même à toute petite vitesse) sur le macadam (même grumeleux).

J’ai croqué comme une madeleine l’escapade dans les rues du quartier, à la recherche de pentes perdues. Le souvenir des sorties en rollers dans mes adidas Dallas montées sur des roulements hyper-rapides a surgi comme si c’était l’année dernière, alors que 28 ans sont passés, au moins.

Quoi qu’il en soit, je n’ai pas tout perdu de mon légendaire équilibre lancé à toute vitesse ! Ceux qui m’ont vu dimanche peuvent en témoigner…