Articles avec le tag Angers
La fine équipe du Courrier au HybLab Angers

Les cerveaux ont chauffé cette semaine pendant les trois jours du premier HybLab Angers (organisé par Ouest Médialab).

Hyb comme hybride, soit l’assemblage d’étudiants graphistes, développeurs informatique et en communication. Et Lab, comme laboratoire d'où ont germé une dizaine de projets pour autant de partenaires.

Huit garçons et filles de l'UCO (communication), Imie (informatique) et Eegp (design) ont constitué la fine équipe du Courrier de l’Ouest qui a concocté un projet autour du Trail de la Cité de Tout Angers bouge. Sous le nom de TAB Tout court, ils ont donné vie à un personnage, Caroline, qui va bientôt courir sur courrierdelouest.fr.

La boîte noire des jardins de la médiathèque

La famille telle qu'elle est apparue sur un tissu dans la chambre noire, remise à l'endroit (la famille, pas la chambre).

L'une des photographies de Marja Pirilä exposées à la médiathèque Toussaint à Angers.

La photographe scandinave Marja Pirilä expose à la Médiathèque Toussaint à Angers (jusqu'au 28 mais) des photographies qui sont comme des moments magiques dans les intérieurs ordinaires de ses amis.
Ils sont allongés sur leur lit, assis au beau milieu de leur chambre, debout dans un couloir, affalés sur un canapé. Et autour, sorti d’on ne sait où, un paysage bucolique le plus souvent, urbain parfois. On se doute bien que la fenêtre doit y être pour quelque chose, mais comment diable le paysage du dehors a pu entrer dedans ?
Les visiteurs ont chacun leur petite idée : trucage numérique pensent la plupart.
Mais non, mais non, la technique est ancienne. Elle fut même utilisée par des peintres classiques et consiste à transformer la pièce en camera obscura, une boîte noire ouverte sur le jour par la grâce d’un orifice par lequel la lumière va pénétrer l’obscurité et former sur les parois une image inversée. En plus petit format, on appelle ça un sténopé.
La photographe n’a plus alors qu’à saisir ce moment d’onirisme total quand le dormeur est nimbé de la douce lumière et de la projection des alentours. Avec son mari, l'artiste a installé une de ces boîtes géantes, cabane au noir profond dans laquelle on pénètre pour voir à l'envers les bâtiments renversés et réinventés du patrimoine angevin. Et les marcheurs qui semblent plus bondir que marcher, la tête à l'envers.
Pour en savoir plus et découvrir ses photographies de Marja Piralä, allez par là : http://www.marjapirila.com

Les vacances (La Baumette à Angers)

Jamais encore je n'avais franchi le portail du couvent de La Baumette à Angers. Le Roi René en posa la première pierre le 25 novembre 1452. Il trouva une petite ressemblance entre le (grand) roc de la Sainte Baume en Provence et le (petit) roc de Chanzé en surplomb de la Maine offert à lui par le Duc de Laval. Le Bon Roi décida de baptiser les lieux Petite Baume, La Baumette, donc. L'endroit, devenu propriété familiale, s'ouvre au public chaque troisième dimanche du mois entre mai et octobre. La promenade est délicieuse.

Pour ce beau jardin, merci Gaston !

D'Angers, on vous parlera du Château, de la Maison d'Adam, de la Cathédrale, de la Cité, de la Promenade du Bout du Monde… mais assez peu de ce qui est selon moi le plus endroit de la ville : le Parc de l'Arboretum Gaston Allard, aux portes du quartier de La Roseraie.

L'Arboretum Gaston-Allard présente de nombreuses espèces d'arbres ou d'essences sur un espace de sept hectares.

L'Arboretum d'Angers est aussi l'écrin des sculptures de François Cacheux aujourd'hui disparu. Une raison de plus de parcourir les lieux.

Wikipédia consacre une fiche au botaniste Gaston Allard. En voici des extraits :

Gaston Allard avait pour père un membre du Comice horticole, au sein de la Société d’agriculture, sciences et arts d’Angers ; sa mère, Zoé Gontard de Launay, apportait en dot le Clos de la Maulévrie, domaine rural aux portes d'Angers.
Après des études au lycée David d'Angers, Gaston Allard suivit les cours du botaniste Alexandre Boreau, directeur du jardin des plantes d'Angers.
En 1863, il devient membre de la Société entomologique de France et se lance dans des voyages, en Algérie, Espagne et Portugal, à la chasse aux lépidoptères sans pour autant se détourner de la flore.
À la mort de son père, il devient le propriétaire du domaine familial du clos de la Maulévrie. Il commence aussitôt la mise en valeur de la propriété, notamment par la plantation d'une grande allée de marronniers et de platanes. Il élabora ce jardin autour de sa belle demeure, dans laquelle est logé, de nos jours, le siège du département botanique du Muséum des Sciences Naturelles d'Angers.
En 1875, Gaston Allard commence une collection de chênes et de conifères.
Il reçoit le soutien des pépiniéristes de la région angevine, ainsi que du Comice agricole devenu la Société d'Horticulture de l'Anjou. Par ailleurs, il reçoit du monde entier des graines et des plants de toutes origines : Europe et Amérique du Nord.
Il créait un arboretum afin de permettre la naturalisation de toutes ces nouvelles espèces de végétaux.
En 1907, l'arboretum du jardin de la Maulévrie comptait 2 000 espèces, dont 250 conifères, 125 chênes, 1 500 arbustes et arbrisseaux2.
Dès 1892 et jusqu'en 1918, Gaston Allard est élu au conseil municipal d'Angers. Il devient d'office l'expert consulté par la mairie pour les plantations de la ville. On lui doit notamment le réaménagement du jardin des Plantes et la mise en forme du jardin du Mail.
En 1916, il fait dont de son arboretum à l'Institut Pasteur.
En 1918, Gaston Allard meurt. Le botaniste Louis Blaringhem, son collègue de l'Institut Pasteur, prend la succession au poste de direction de l'arboretum.
En 1959, peu après la disparition de Louis Blaringhem, la municipalité d'Angers devient propriétaire de l'arboretum Gaston Allard, par achat à l’Institut Pasteur.
En 1964, le parc du jardin de la Maulévrie est ouvert au public.
En 2000,après des réaménagements nécessaires, les collections de l'arboretum Gaston Allard sont présentées au public.
Sous le soleil de Bel Haïti, salon afro à Angers

Missoule Fleurantin tient salon depuis 2008 à Angers, dans le quartier fraîchement rénové du Grand Pigeon. Cet après-midi-là, le soleil d’automne baigne Bel Haïti d’une lumière dorée. Missoule passe la tondeuse sur la nuque de Fadel, un jeune homme qui a pris l’habitude de confier sa tête à la spécialiste de la coupe afro…

La naissance d'une île sur la Maine

A quelques encablures de la Cathédrale d’Angers, l’Île aux Libellules qui affleure sur la Maine est le fruit d’une erreur urbanistique. Il y a quinze ans, un architecte décidait de modifier le lit de la rivière pour l’emmener jusqu’au quai Tabarly où il avait imaginé un port. « Mais, comme l’écrit le Courrier de l’Ouest, si docile soit-elle, la Maine ne s’est jamais résolue à s’étendre et délaisser son lit majeur en période de basses eaux. La conséquence s’observe donc à la belle saison : le cours s’éloigne inexorablement du quai et, entre les deux, un tapis végétal s’épaissit au fil du temps ». Les plaisanciers ont fini par délaisser les nœuds du port fantôme, les cygnes ont pris le relais.

Un coin de tranquilité sous serre

Voilà qui n’est pas l’œuvre d’un artiste plasticien invité au Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, mais le petit coin de tranquillité sous serre imaginé ou simplement laissé en friche par un producteur de plants en plein cœur d’Angers, chez lequel nous avons trouvé géraniums, herbes aromatiques et rose trémière, pour le nôtre, modeste jardin.

Dans la boîte de la cathédrale

Depuis 2010, le portail de la cathédrale est flanqué d'un coffre masquant au regard des fresques polychromes recouvertes d'un enduit qu'il faut gratter pour en redécouvrir la splendeur. En novembre 2010, j'eus l'occasion de grimper l'escalier de bois de cette extension hideuse et d'approcher ce trésor caché.