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En forêt
Les vacances (La Baumette à Angers)

Jamais encore je n'avais franchi le portail du couvent de La Baumette à Angers. Le Roi René en posa la première pierre le 25 novembre 1452. Il trouva une petite ressemblance entre le (grand) roc de la Sainte Baume en Provence et le (petit) roc de Chanzé en surplomb de la Maine offert à lui par le Duc de Laval. Le Bon Roi décida de baptiser les lieux Petite Baume, La Baumette, donc. L'endroit, devenu propriété familiale, s'ouvre au public chaque troisième dimanche du mois entre mai et octobre. La promenade est délicieuse.

Les vacances jour #26 : Au gré des chapelles

La tournée 2014 d'Art et chapelles nous a emmenés sur les petites routes de l'Anjou entre Aubance, Loire et Layon à la rencontre des propositions d'une poignée d'artistes qui investissent avec talent des lieux emprunts de modestie.

Au menu, il y avait donc :

Hélène Bencazar (photographe) à La Chapelle Notre-Dame de Lorette, Saint-Jean-des-Mauvrets. Voir la fiche

Gilles Devaux (peintre) à l'Eglise Saint-Pierre, Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance. Voir la fiche

Nina Ponthou (licière) à l'Eglise Notre-Dame, Vauchrétien. Voir la fiche

Marie Auger (peintre-sculpteure) à la Chapelle Notre-Dame de la Salette, Faye d'Anjou. Voir la fiche

Vincent Lemaître (plasticien) à l'ancienne église Notre-Dame, Beaulieu-sur-Layon. Voir la fiche

Pascale Messina (peintre et graveur) à la Chapelle de la Constantinière, Soulaine-sur-Aubance. Voir la fiche

En marge, nous avons aussi vu de belles bâtisses, de belles pommes de pin et de beaux légumes !

Les vacances jour #23 : Choses curieuses

Beaufort-en-Vallée fut naguère une cité prospère en Anjou. Il reste de la belle époque de beaux édifices comme cette ancienne Caisse d'Epargne qui abrite encore aujourd'hui le Musée des curiosités Joseph-Denais, du nom de ce journaliste qui rassembla une collection d'objets en tout genre, plus ou moins précieux, donnés par les personnalités qu'il a approchées au long de sa carrière.

Au rez-de-chaussée de ce musée se déploient temporairement les œuvres, curieuses elles aussi, de l'Irlandaise Claire Morgan : son hérisson, ses mouches, sacs en plastique déchiquetés, graines de pissenlit, papillons, canard, chouette et autre rat. Dit comme ça, c'est pas très engageant. Et pourtant…

Dans ce musée, il est hélas interdit de photographier. Allez comprendre pourquoi ! Ironie de l'histoire, non loin de là, gisait au sol ce qui fut sans nul doute un oiseau, moins bien conservé que ceux empaillés dans les murs, j'en conviens.

Notez que "Planes 2" est programmé dans l'unique mais non moins attrayant cinéma de la localité. Prochaine séance le 5 septembre.

La balade s'est poursuivie dans le petit bistrot troglo du lieu-dit Montsabert à Coutures. Là encore, chose curieuse : le Christ jouait à cache-cache dans les conifères. Pas très bien, car on l'a vite vu.

Impeccable Anjou Vélo Vintage

L'Anjou Vélo Vintage est, à mes yeux, le plus beau rendez-vous de l’année en Maine-et-Loire. Il attire des milliers de passionnés de vélos rutilants sur les routes du Saumurois depuis maintenant trois ans. Le succès ne se dément pas. Hier encore, le 23 juin donc, venus de France, d’Europe et du monde, 2300 cyclistes de tout poil – parmi lesquels Anne, Fanfan et moi ! – ont pris le départ, le vent dans le dos, pour 46 km à travers les vignes, les troglos et les caves des bords de Loire.

Cette escapade est un moment unique hors du temps, tout en sourires et en couleurs. Des champions étaient de la partie : en jaune, le légendaire Joop Zoetemelk qui courut 16 fois le Tour de France, n'abandonna jamais, et remporta celui de 1980 ; en rose, l'Angevin Régis Délepine, lui aussi coureur de la Grande Boucle et vainqueur d'étape en 1974.

Au petit jeu du vintage, les Anglais sont définitivement les meilleurs avec des bécanes et des accessoires qui rivalisent d'élégance : selles Brooks et autres sacoches Carradice, pour ne citer que ces marques…

AVV, J-4 : le chic anglais à bicyclette

A J-4 de l'Anjou Vélo Vintage, ma monture est parée pour les 46 km de rando à travers le Saumurois. On l'aura deviné, j'ai donc opté pour le chic anglais : Brompton made in London ; selle, poignées et sacoche avant Brooks made in Smethwick ; sacoche de selle Carradice, made in Nelson (à la main par Sue, c'est signé dedans !). 
Où l'on voit que maintenir les manufactures au pays n'est pas un vain mot, ceci dit au passage.

 

Une manière de chauffer le Brompton

Juin approche et avec L'Anjou Vélo Vintage. Avec une bonne nouvelle aujourd'hui : le Brompton est le bienvenu sur les routes du Saumurois. Ouf ! Car je me voyais mal réitérer la rando d'une cinquantaine de kilomètres sur un vieux clou du style de celui que j'avais enfourché l'an dernier : un antique Poulidor, cette bécane de supermarché indigne du coureur qu'il fut.
Mais revenons au Brompton… Cherchant quelle tenue envisager pour s'accorder au mieux avec ma monture, j'ai trouvé cette vidéo qui constitue à la fois un programme d'entraînement et une possibilité d'accoutrement. Si toutefois le temps n'est pas meilleur le 22 juin !

Un coin de tranquilité sous serre

Voilà qui n’est pas l’œuvre d’un artiste plasticien invité au Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, mais le petit coin de tranquillité sous serre imaginé ou simplement laissé en friche par un producteur de plants en plein cœur d’Angers, chez lequel nous avons trouvé géraniums, herbes aromatiques et rose trémière, pour le nôtre, modeste jardin.

La dernière œuvre de Grau-Garriga

La Porte de la Paix de Josep Grau-Garriga dans l’église
de Saint-Mathurin-sur-Loire, détail.

En 1992, le peintre catalan Josep Grau-Garriga s’installe en Anjou, à Saint-Mathurin-sur-Loire. Il a derrière lui une enfance espagnole marquée par la Guerre civile. Il fut un petit berger qui parcourait la campagne un crayon à la main, avant de devenir un artiste à la réputation internationale, maître dans l’art de la tapisserie.

En 2007, sa ville d’adoption lui commande des vitraux pour son église. Mais les Monuments Historiques s’y opposent. Le projet évolue et se transforme en Porte de la Paix. Cette œuvre testamentaire est la synthèse des talents de l’artiste, où le verre se fait tissu en un patchwork monumental.

Josep Grau-Garriga dans son atelier de Saint-Mathurin-sur-Loire.

Josep Grau-Garriga dans son atelier
de Saint-Mathurin-sur-Loire.

Josep Grau-Garriga est mort le 29 août 2011 à Saint-Mathurin-sur-Loire. Sur la Loire, il avait écrit ceci : « Ce qui m’a intéressé, c’est un climat que j’ai toujours ressenti, dans cette région, qui est intemporel. Il y a un calme et un bonheur qui m’ont intéressé pour travailler. Et c’est en étant ici que j’ai découvert la valeur de la Loire. La lumière bien sûr m’intéressait. C’est aussi cette quotidienneté, le fait qu’elle soit vivante. Il y a quelque chose d’indéfinissable. »

Dans la boîte de la cathédrale

Depuis 2010, le portail de la cathédrale est flanqué d'un coffre masquant au regard des fresques polychromes recouvertes d'un enduit qu'il faut gratter pour en redécouvrir la splendeur. En novembre 2010, j'eus l'occasion de grimper l'escalier de bois de cette extension hideuse et d'approcher ce trésor caché.

Les bricolages électriques de Flop

A La belle saison, le presbytère de Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance en Anjou a fermé ses volets pour accueillir en ses murs centenaires les bricolages électriques de Flop. Chaque installation est un petit miracle poétique et ludique. L’ampoule, le réveille-matin, les coquelicots, le fantôme de fillette se balançant prennent vie dans le cliquetis de la mécanique qui les anime.

10% des habitants sur les murs

Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance compte 754 habitants au dernier recensement. A La belle saison (du nom de la manifestation culturelle qui fait la part belle au cinéma et à l’image), plus de 10% sont collés sur les murs des maisons, photographiés par le groupe artistique Alice. Le résultat est enchanteur, où l’on voit de beaux visages enfantins, adultes ou vieillissants, toujours radieux.

C’est aussi la revanche des murs lisses des maisons du lotissement sur les murs centenaires du presbytère. Les premiers font de formidables cimaises et enchantent la promenade du dimanche au milieu des pavillons.

Quand mère et fille parlent crus

Tessa est à la tête du Domaine des Moines depuis qu’elle a succédé à sa mère Monique qui continue à s’occuper de la commercialisation de la production vinifiée par sa benjamine.

A l’approche des vendanges et des foires aux vins, le Courrier de l’Ouest consacre “Le fait du jour spécial femmes” de dimanche à Monique et Tessa Laroche, mère et fille vigneronnes à Savennières, en Anjou.

Je les ai rencontrées mardi au cœur d’un vignoble dominant la Loire, en plein travail.

Extrait de l’article à venir :

Alors que le raisin continue de mûrir accroché à la vigne, Tessa est au chevet d’un vin qui nécessite toute son attention et son savoir-faire : La cuvée des nonnes. Sur un terroir cultivé dès le 12e siècle par des moines, l’appellation ne manque pas de saveur. La dernière cuvée du délicat moelleux remonte à 2007. «Nous le mettrons en bouteille le 24 septembre, à quelques jours du début de la vendange». En attendant, Tessa peaufine les réglages. Elle évalue le niveau de gaz en secouant des éprouvettes, scrute la couleur dorée à travers les verres. La transparence doit être totale. Ici, le trouble n’a pas sa place. Tessa Laroche est vigneronne sur le Domaine des Moines, au sommet de la roche du même nom, à Savennières, à une quinzaine de kilomètres d’Angers. Elle a succédé à sa mère Monique qui s’est installée sur ces hauteurs en 1981. «J’étais pharmacienne, raconte Monique. A l’époque, le diplôme était aussi assorti d’une qualification en œnologie. Quand mon mari a ouvert son étude notariale à Angers en 1968, les hasards de la vie nous ont conduits non loin de là, dans une petite maison en bas du côteau. Il y avait une vigne». Jean-François, le mari, amateur de bon vin, n’a pas tergiversé : «Nous avons tout arraché et replanté», glisse-t-il, alors qu’il passe furtivement dans le chais. Quelques années plus tard, l’opportunité se présente d’acquérir le château du Domaine des Moines. «Les débuts ont été difficiles, se souvient Monique. Il a fallu tout reprendre à zéro. Avec un objectif : redonner du prestige à l’appellation. Le vin était vendu en vrac. J’ai voulu le remettre en bouteilles».