Articles avec le tag Vélo
Le Tour de Fête de Fottorino

Eric Fottorino ne cessera donc jamais de nous étonner. Ses histoires de vélo nous ravissent depuis toujours. Elles avaient démarré en 2001 quand, à quarante ans passés, il avait décidé de courir le Grand Prix cycliste du Midi Libre. Il racontait son épopée parmi les professionnels dans l’épatant « Je pars demain » (Folio).
Quelques récits intimes plus tard, le vélo, qui depuis toujours lui tourne dans la tête, revenait sur les tables des libraires avec son « Petit éloge de la bicyclette ».
En 2013, l’ancien (grand) patron du Monde remet le couvert dans les rayons et sur la route du Tour de France. Un texte inédit est sorti ces jours-ci (toujours chez Folio pour 2 €), « Petit éloge du Tour de France ».
Mais surtout, le mordu s’est entouré d’une belle équipe prête à le suivre dans une nouvelle idée folle : pour célébrer la centième édition de la Grande Boucle, l’écrivain et journaliste a décidé de parcourir à vélo le tracé complet du Tour 2013 – 3 360 km, 29 cols de haute montagne – en compagnie de vingt-trois jeunes cyclistes amateurs, 5 filles et 18 garçons, représentant la diversité de la société française. Recruté sur l’ensemble du territoire, le peloton sera emmené par David Moncoutié, ancien coureur professionnel. L’événement se déroulera chaque jour la veille de l’épreuve des professionnels. Ils partent ce samedi de Porto-Vecchio, en Corse.
Un site internet permet de suivre l’aventure, baptisée Tour de Fête.

 

Impeccable Anjou Vélo Vintage

L'Anjou Vélo Vintage est, à mes yeux, le plus beau rendez-vous de l’année en Maine-et-Loire. Il attire des milliers de passionnés de vélos rutilants sur les routes du Saumurois depuis maintenant trois ans. Le succès ne se dément pas. Hier encore, le 23 juin donc, venus de France, d’Europe et du monde, 2300 cyclistes de tout poil – parmi lesquels Anne, Fanfan et moi ! – ont pris le départ, le vent dans le dos, pour 46 km à travers les vignes, les troglos et les caves des bords de Loire.

Cette escapade est un moment unique hors du temps, tout en sourires et en couleurs. Des champions étaient de la partie : en jaune, le légendaire Joop Zoetemelk qui courut 16 fois le Tour de France, n'abandonna jamais, et remporta celui de 1980 ; en rose, l'Angevin Régis Délepine, lui aussi coureur de la Grande Boucle et vainqueur d'étape en 1974.

Au petit jeu du vintage, les Anglais sont définitivement les meilleurs avec des bécanes et des accessoires qui rivalisent d'élégance : selles Brooks et autres sacoches Carradice, pour ne citer que ces marques…

Une manière de chauffer le Brompton

Juin approche et avec L'Anjou Vélo Vintage. Avec une bonne nouvelle aujourd'hui : le Brompton est le bienvenu sur les routes du Saumurois. Ouf ! Car je me voyais mal réitérer la rando d'une cinquantaine de kilomètres sur un vieux clou du style de celui que j'avais enfourché l'an dernier : un antique Poulidor, cette bécane de supermarché indigne du coureur qu'il fut.
Mais revenons au Brompton… Cherchant quelle tenue envisager pour s'accorder au mieux avec ma monture, j'ai trouvé cette vidéo qui constitue à la fois un programme d'entraînement et une possibilité d'accoutrement. Si toutefois le temps n'est pas meilleur le 22 juin !

Dans le Jardin des plantes de Nantes

A l'heure où l'inspiration manque pour alimenter la chronique de ces lubies, remercions les hasards d'une promenade à Nantes qui nous emmènent jusqu'au Jardin des plantes où se dresse une serre patinée par le temps, majestueux écrin de plantes exotiques.

La légende Bradley Wiggins
Bradley est extrêmement sensible aux légendes du cyclisme, et le Giro est une course presque aussi mythique que le Tour de France. Il a dressé une liste des choses qu’il veut accomplir, et le Giro y figure. Tout comme Paris-Roubaix
En Grande-Bretagne, Bradley est déjà une légende. Les gens qui, avant cet été, ne connaissaient rien au cyclisme ont apprécié sa modestie, sa franchise et son style vinage.

Paul Smith, couturier, à propos de Bradley Wiggins dans M, le Magazine du Monde.

Mon premier grand souvenir de cinéma, dans la salle du Maine à Laval avec Papa. J’étais autant fasciné par ET l’extraterrestre que par les petits américains sur leurs vélos qui menaient “la vie de voyou”.

Mon premier grand souvenir de cinéma, dans la salle du Maine à Laval avec Papa. J’étais autant fasciné par ET l’extraterrestre que par les petits américains sur leurs vélos qui menaient “la vie de voyou”.

A 101 ans, le vaillant Robert Marchand

Robert Marchand sur la ligne de départ de la randonnée

Anjou Vélo Vintage, à Saumur le 24 juin.

Robert Marchand refait parler de lui. Il aura 101 ans dans deux mois et va tenter vendredi de battre le record – dans sa catégorie ! – des 100 km à vélo, sur la piste du vélodrome de Lyon. Une journaliste de France Inter l’a rencontré dans son petit studio de Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Elle y a vu ses deux vélos, dont l’un près de son lit, et sa collection de maillots.

“Ces guiboles-là, elles ont plus de 450 000 km”, se marre le centenaire que l’on avait vu au départ de l’Anjou Vélo Vintage à Saumur. Robert Marchand n’a pas de secret de longévité. Il dit simplement : “Que ce soit les êtres humains, les animaux ou la végétation, on dégénère. Moi, j’ai la chance de dégénérer tout doucement”. Allez Robert !

Bradley Wiggins, icône Mod

Bradley Wiggins, un coureur so british.

Le blog “Contre-pied” du Monde fournit une raison de plus, s’il en fallait une, d’admirer Bradley Wiggins, le coureur de l’équipe britannique Sky. On y découvre un garçon fan des sixties, au goût vestimentaire très sûr et imbattable en histoire du vélo. Extrait :

“C’est que l’ancien champion olympique de poursuite voue à l’histoire de ce sport la même collectionnite maniaque que pour la mode ou les mélodies des Sixties. Wiggins connaît l’histoire du vélo comme sa poche et étonne les anciens, comme Bernard Hinault ou Marc Madiot, en leur rappelant le matériel qu’ils utilisaient à leur époque, ou en évoquant des palmarès oubliés des statisticiens les plus chevronnés. Bradley Wiggins a été particulièrement marqué par Tom Simpson, dont la mort sur les pentes du Ventoux en 1967 reste l’un des drames les plus frappants de l’histoire de la course, mais aussi une image choc de ces années 60 où le mouvement Mod était à son apogée.”

Pour le billet complet… C’est par ici.

Le Brompton, vélo idéal (?)

Voilà bien longtemps que ce petit vélo me trottait dans la tête. Marie(merdunord) m’avait fait découvrir la petite merveille vélocipédique il y a huit ans. Une éternité à l’échelle d’une lubie ! Son Brompton rouge flamboyant à l’allure de bicyclette de clown laissait dubitatif quant à ses performances. Un seul essai sur une route de campagne montrait que la méfiance n’était pas justifiée.

Le rendement de la petite bécane est certes moindre que celui d’un vélo dit classique, mais quelle nervosité au démarrage et quelle capacité à se faufiler ! Dans la rue, sous le bureau, dans un placard ou dans le coffre de la voiture.

L’été dernier, le Brompton de Marie est parti avec nous en vacances. Les enfants ayant atteint l’âge de raison, j’ai roulé avec eux au bord du canal du Midi. Avec le sentiment d’être tous les trois logés à la même enseigne sur nos roues de 20 pouces. Il est apparu que tout est plus facile en Brompton : taper la discute en roulant, s’arrêter pour un oui pour un non, faire demi-tour d’un seul coup sur une bande cyclable…

Expériences concluantes, donc. Mais de là à envisager des allers-retours quotidiens au travail (soit 17 km) sur un mini-vélo… Le Cannondale et ses roues Mavic SpeedCity étaient parfaits pour cet usage.

Un automne, un hiver, un printemps et 3000 km après, avec l’été a ressurgi la lubie du Brompton. Fidèle lecteur du site lovelybike.blogspot.fr, je tombe sur ce billet du 11 juin : “The Brompton : an owner’s impression”. La demoiselle de Portland (Etats-Unis) racontait dans le détail une première expérience, puis carrément un tour d’Irlande avec son compagnon, lui aussi propriétaire comblé de la belle machine pliante.

A la faveur d’une virée à Paris le 19 juin, un passage par la boutique “En Selle Marcel” était incontournable. Le patron qui s’appelle Bruno n’a pas tari d’éloges. Deux jours plus tard, commande était passée. Je prenais possession du joujou à l’Anjou Vélo Vintage.

Dix jours et pas loin de 200 km plus tard, peut-être est-il encore trop tôt pour livrer un bilan définitif, mais je ne suis pas loin de penser que le Brompton est le vélo idéal. A suivre…