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Les cerises
Pour ce beau jardin, merci Gaston !

D'Angers, on vous parlera du Château, de la Maison d'Adam, de la Cathédrale, de la Cité, de la Promenade du Bout du Monde… mais assez peu de ce qui est selon moi le plus endroit de la ville : le Parc de l'Arboretum Gaston Allard, aux portes du quartier de La Roseraie.

L'Arboretum Gaston-Allard présente de nombreuses espèces d'arbres ou d'essences sur un espace de sept hectares.

L'Arboretum d'Angers est aussi l'écrin des sculptures de François Cacheux aujourd'hui disparu. Une raison de plus de parcourir les lieux.

Wikipédia consacre une fiche au botaniste Gaston Allard. En voici des extraits :

Gaston Allard avait pour père un membre du Comice horticole, au sein de la Société d’agriculture, sciences et arts d’Angers ; sa mère, Zoé Gontard de Launay, apportait en dot le Clos de la Maulévrie, domaine rural aux portes d'Angers.
Après des études au lycée David d'Angers, Gaston Allard suivit les cours du botaniste Alexandre Boreau, directeur du jardin des plantes d'Angers.
En 1863, il devient membre de la Société entomologique de France et se lance dans des voyages, en Algérie, Espagne et Portugal, à la chasse aux lépidoptères sans pour autant se détourner de la flore.
À la mort de son père, il devient le propriétaire du domaine familial du clos de la Maulévrie. Il commence aussitôt la mise en valeur de la propriété, notamment par la plantation d'une grande allée de marronniers et de platanes. Il élabora ce jardin autour de sa belle demeure, dans laquelle est logé, de nos jours, le siège du département botanique du Muséum des Sciences Naturelles d'Angers.
En 1875, Gaston Allard commence une collection de chênes et de conifères.
Il reçoit le soutien des pépiniéristes de la région angevine, ainsi que du Comice agricole devenu la Société d'Horticulture de l'Anjou. Par ailleurs, il reçoit du monde entier des graines et des plants de toutes origines : Europe et Amérique du Nord.
Il créait un arboretum afin de permettre la naturalisation de toutes ces nouvelles espèces de végétaux.
En 1907, l'arboretum du jardin de la Maulévrie comptait 2 000 espèces, dont 250 conifères, 125 chênes, 1 500 arbustes et arbrisseaux2.
Dès 1892 et jusqu'en 1918, Gaston Allard est élu au conseil municipal d'Angers. Il devient d'office l'expert consulté par la mairie pour les plantations de la ville. On lui doit notamment le réaménagement du jardin des Plantes et la mise en forme du jardin du Mail.
En 1916, il fait dont de son arboretum à l'Institut Pasteur.
En 1918, Gaston Allard meurt. Le botaniste Louis Blaringhem, son collègue de l'Institut Pasteur, prend la succession au poste de direction de l'arboretum.
En 1959, peu après la disparition de Louis Blaringhem, la municipalité d'Angers devient propriétaire de l'arboretum Gaston Allard, par achat à l’Institut Pasteur.
En 1964, le parc du jardin de la Maulévrie est ouvert au public.
En 2000,après des réaménagements nécessaires, les collections de l'arboretum Gaston Allard sont présentées au public.
La métamorphose des bulbes
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Merci à John Tebbs et à sa chronique de novembre dans M Le Magazine du Monde qui m'avait poussé chez Truffaut pour acheter des bulbes de tulipes perroquet, de jonquilles et de narcisses. Le piètre jardinier que je fais avait pris au mot l'Anglais qui écrivait alors :

Il est enfin revenu le joli temps des bulbes... Cela dit, je ne connais pas un seul jardinier qui se réjouisse de les planter. La perspective de creuser des centaines de trous puis de les reboucher n’est pas très excitante. Ma détermination et mon énergie ne sont pas de trop pour venir à bout de cette tâche — sans gratification immédiate et réalisée dans des conditions météo loin d’être idéales à cette époque de l’année. Et puis, comme ces mois d’automne sont surtout consacrés à la taille et à l’agencement du jardin, œuvrer pour le printemps suivant me semble toujours un peu étrange.
Peut-être est-ce pour cela que les paquets de bulbes sont tous, sans exception, colorés et joyeux. Avec la nature, il faut faire preuve de patience. Je ne connais pas de plus grand plaisir, de plus grande satisfaction, après les longs mois d’hiver, que, le printemps arrivant, de récolter les fruits de ses efforts et voir le jardin renaître dans une explosion de couleurs. Les ampoules et le mal de dos dus aux cinq cents bulbes de tulipes disposés dans le jardin d’un client prennent alors tout leur sens. Alors à vos outils !